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D’u like Mickey Mouse??

Juste pour…

 

 

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-Waving my arms in the air, got no love, got no care…-


Xmas…

 

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Noooooooël, Nooooooël, joyeux No… euh, nan rien.

 

 

Pour ne rien vous/te/me cacher, j’aime pas Noël. Pas la peine, je connais déjà la réponse.

« T’aimes pas non plus les poupées, les enfants, la religion, la politique, la variété, la charité, l’administration, le système éducatif, les vieux, et la barbe à papa, bref : rien. »

Spa faux mais, en même temps, j’aime bien Noël. Je sais, je suis très cohérente, ça fait mon charme. Ou pas. Faisons la part des choses…

L’esprit de Noël, donc. Le fameux. Direct mental connection : les sitcoms US pleines de rires en boîte qui font l’éloge de la famille et de la réconciliation au moment des fêtes. Avec le petit wink final : le mini miracle ou mystère, oh oh oh, mais il y a des empreintes de pas sous la cheminée ! Je ferais le choix de fêter la naissance de Salman Rushdie ou Umberto Eco plutôt que celle de Jesus X. Je ferais le choix de dire fuck les convenances, la fausse neige sur les fenêtres, les couronnes sur les portes. Et de passer Noël avec des amis chers, choisis et pas supportés, dans un club de jazz bleuté, à siroter des cocktails inimaginables à même des carafes, de reprendre un peu de Tom Waits au piano, de fumer de la weed pure dans les salles de cinéma désertées, d’escalader les grilles de jardin publics en longs manteaux de laine, de faire un tour de grande roue, les joues rougies par le champagne, et pas froid du tout. Au lieu de ça, la corvée et les convenances. Réunions de famille, donc, une masse de gens liés par l’hérédité mais pas nécessairement les goûts, et là réside le problème. Et la question. Famille, je vous quoi, déjà ?

( Si vous n’imaginez pas le bon ton, même avec de l’italique, je ne peux rien pour vous. )

Vieilles rancoeurs, frustration, anticipation et légère angoisse juste avant. Abus éthyliques appelant forcément les cadavres planqués dans les placards. Rester stoïque. En clair, fermer sa gueule. Attendre que ça passe. Attendre pour pouvoir à nouveau se comporter normalement.

Après, bon, les souvenirs personnels, forcément douloureux. Pas journal intime, on a dit. Fair enough. A Noël, j’ai éternellement 8 ans.

Je me rappelle d’un Noël qui n’est pas resté guindé et policé longtemps. Descendre une bouteille de champ’ entière, planquée derrière le canapé, et finir la soirée à ouvrir toutes les fenêtres – symbolique, n’est-ce pas ? Sauf que j’avais juste chaud, c’est con. – en gueulant : « Qu’on m’amène Quentin Tarantino ! » J’avais 16 ans, ça n’a pas plu à tout le monde, mais c’était plutôt amusant. Je suis amusée en y repensant, disons.

Et ce putain de matin d’après. Terrible, ce matin-là. La terrible solitude enfantine de ce matin-là. Le regard tombe sur les 3 ou 4 babioles qu’on a eues en cadeau. On se demande pourquoi elles nous remplissaient de joie, la veille. Le monde entier dort, pour se remettre d’une nuit de festivités consommées avec un enthousiasme sincère et dehors, il pleut et c’est même pas blanc. Ouais, okay, et après ?

Year after fucking year. Tu changes – pardon, tu évolues. Cynisme inside. Sauf que la différence d’âge n’évolue pas, elle, et tu es toujours considéré comme un gosse. Mais l’émerveillement face au sapin et ses boules Castorama dorées à paillettes mal collées a fait place à une lassitude grise. Cynique. C’est donc ça, l’esprit de Noêl ?

D’un coup, les bébés se mettent à se multiplier, les parents un peu jadis rock n roll te parlent, la voix tremblante d’émotion, de tout ce qu’ils projettent sur leur marmaille babillante. Tu – enfin je – préfères taire que, si la nature est bien faite et que tu partages certains traits biologiques avec tes congénères, comme le désir sexuel, même si tu sais très bien que c’est juste une ruse pour assurer la survie de l’espèce, tu restes totalement insensible à la maternité. Que les contraintes et l’idéologie qui l’accompagnent te font plutôt changer de trottoir. Et que, d’ailleurs, tu as vu plein de gens au moins un peu rock n roll devenir con et… Hé non, tu peux pas dire ça. Noël, ou comment peindre un petit tableau de gens qui rentrent de plus en plus dans le moule, d’année en année.

L’enfance conditionne la vie. Logique, irréfutable, consensuel. J’ai jamais rien vu de magique, dans ce rituel, juste une bonne occasion d’être pourrie gâtée. No way back. Avec la famille, chez la famille – jamais de lieu neutre, ça va à l’encontre de la tradition – à parler d’histoires de famille. La caste ne sait parler que d’elle-même. Les affaires de la cour. La hiérarchie même dans le cadre intime, ou supposé.

Je suis la seule à avoir envie de prendre mes cadeaux et me barrer, loin ?

Youhou ?

Y a quelqu’un ?

Au secours ?

J’ai 8 ans.

A. 


Etude de cas n°1 : Françoise.

 

Je n’écris pas sur elle parce qu’elle est intéressante, clarifions les chose from the start.

Ou plutôt : intéressante malgré elle. Son caractère – une vraie caricature – et ses incohérences – dont on pourrait faire un catalogue bien fourni – en font un vrai personnage. Qui serait à peine crédible dans un bouquin, tellement le trait semblerait gros alors que, pourtant, même pas. Un personnage, donc, débectant et totalement antipathique. Tous les jours, sans exception, c’est club langues de putes pendant la pause clope/café, et elle parvient, tous les jours, à monopoliser la conversation. ( Elle, elle ne sort pas, bien sûr. ) Chacun y va de sa petite anecdote. On l’a vue surfer sur topchretien.com en plein TD, on l’a entendue dire du mal d’un couple non marié – bouh, sinners ! – elle a refusé de fournir une simple info à quelqu’un qui a eu le malheur de se connecter sur msn 5 minutes pendant un cours, elle a dénoncé bidule qui a prêté la précieuse clé de la salle, elle a refusé de signer un papier non officiel, elle a dit à un prof qu’elle refusait d’aller au tableau quand elle avait ses « menstrues« … Oui oui, italique + guillemets, vous avez bien lu. Menstrues.

 

J’ai déjà glissé une ligne à son sujet dans un article, hier, mais elle mérite vraiment une page dédiée voire plus.

 

Catho intégriste – méthodiste, même – totalement raciste – alors qu’elle est Camerounaise, désolée mais ça me dépasse – et intolérante, maladroite, véhémente, lèche-cul et archaïque : Françoise, cette page est pour toi.

 

Etude de cas n°1 : Françoise.  dans Ze m'emmerde !  p046km3

 

 

 

Prenons un exemple simple, précis, concret…

Exemple n°1 : le café.

Il y a une cafetière pour la classe, et c’est déjà plutôt glop, non ?

Perso, je ne crache pas dans la soupe quand il s’agit de nous faire éviter le café immonde en poudre à 0.80 cents de la machine.

Or, la bigote est une grande amatrice du breuvage. Pourtant, elle n’en boit pas avec nous – déjà, faudrait qu’elle se lève de sa chaise pour se mélanger à la plèbe. Car elle n’a que deux raisons de se lever : la fin du cours et les traditionnelles questions au prof qu’elle pose penchée sur le bureau, dans l’espoir que personne ne profite des réponses obtenues. Chacun pour soi. Et dieu pour tous – merci Greg. ^^

 

Elle n’en boit pas, donc, à cause de la manière dont il est préparé, dit-elle. Càd ? Ceux qui se dévouent pour le faire ont en effet l’habitude de remplir la cafetière avec de l’eau du robinet, dans les toilettes. Quelle horreur, innit ? Dommage qu’il n’y ait pas de source fraîche et pure jaillissant à proximité, hein. Donc, il paraît que c’est immonde… Elle insiste lourdement sur le fait que, peut-être, ils utilisent aussi les toilettes, en allant y remplir la dite cafetière. Ouais, c’est trivial d’en parler, mais révélateur, je trouve. Y a rien de sacré dans l’hygiène. Tu te laves les mains, et basta. Tu sais, ma pauvre Françoise, tu pisses et tu chies comme tout le monde.

 

L’idée de saleté, de souillure, est en effet omniprésente dans la tête de la bigote.

 

La première semaine de cours, elle a pété une durite à cause de la saleté du coin café, justement. Jusque là, tout va bien. Sauf que, comme les 4/5 de la classe sont soit étrangers soit français d’origine maghrebine, et qu’elle est on ne peut plus raciste, elle a amalgamé les deux. « Dis-moi, ils sont tous aussi sales dans ton pays ? » No comment…

 

Et donc, évidemment, elle est la seule personne refusant de cotiser pour le café. Enfin non, pas la seule. Il y a aussi le petit bourge – marié à 23 ans – habillé en Cyrillus – qui vient de Pharma – caca catho – pro life de la classe. Il déteste la bigote, d’ailleurs. Pourtant, ils sont faits pour s’entendre.

 

Exemple n° 2 : les incohérences.

L’ordre est également un précepte touchant au sacré dans la hiérarchie mentale de la bigote, au même titre que la discipline – sous-entendu : l’obéissance et la soumission. La bigote a décidé de se marier cette année, comme on décide de changer de couleur de cheveux, et cela sans encore savoir avec qui. Mais c’est décidé, elle se fera déchirer l’hymen avant septembre prochain – car elle compte en années scolaires, comme de bien entendu. ( Excuse my french mais les pudibonds me donnent toujours envie de partir dans la surenchère trash. ) Si l’heureux élu le désire, elle a accepté d’avance de se transformer en poule pondeuse/abeille ouvrière et renoncé à son indépendance financière. Elle dit que c’est normal, que le mari travaille et pas la femme. D’ailleurs, une femme qui travaille, c’est aussi normal qu’elle soit moins payée qu’un homme au même poste.

L’ordre est tellement important pour F qu’elle fait le ménage tous les matins, avant les cours – qui commencent à 8h, je le précise. Et elle lit sa Bible, aussi. Vous avez bien lu. J’imagine qu’une grasse mat’ pour elle, c’est se lever à 9h. Et pourtant, alors qu’elle est réveillée dès 6h et qu’elle habite en cité U, à approximativement 3 minutes de la fac, elle se démerde pour arriver tous les jours en retard. Sans exception. ( Quand je dis retard, c’est genre 30 minutes. ) Elle qui ne sècherait pour rien au monde, et méprise ceux qui le font, elle loupe le début du cours à chaque fois. C’est pas bizarre, ça ? Et son arrivée, c’est branle-bas de combat : qu’est-ce que vous avez fait ? – j’ai pas de papier – j’ai pas de stylo… comme si elle venait en touriste alors qu’elle est psychorigide et que c’est le prototype de la première de classe bien fayotte.

C’est marrant, j’ai pas connu beaucoup des cathos qui appliquaient la paille/la poutre à eux-mêmes.

 

Une succession de détails anodins, d’anecdotes triviales, me direz-vous. Certes. Mais révélateurs, non ? Ce portrait, c’est celui d’une aberration. D’un monstre grotesque. Non, elle ne peut pas exister, selon toute vraisemblance. Et pourtant, si. Ce n’est pas mon regard mesquin qui déforme ainsi, tous ceux à qui j’en ai parlé ont confirmé et partagent ce point de vue. La mesquinerie est dans le sujet, pas la narration. La créature présentement assise à côté de moi dont les croyances rappellent celles des Pilgrim fathers puritains, elle existe. Je peux la toucher – enfin je pourrais, si j’en avais envie… peuh. Je viens d’ailleurs de comprendre pourquoi elle admire tellement le modèle social et politique anglo-saxon… parce qu’il est marqué du sceau rigide du protestantisme.

Well, on est mal barrés… pixelartskull.gif

A.

 

 

Oh God… (huhu ) Laisse-moi le temps de faire l’éponge, d’absorber si je le puis; j’overreact encore mieux ;)

Non mais c’est pas possible, personne n’aurait osé inventer un tel monstre ??? Il ne reste qu’une chose à faire mes frères :

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C.

Edit : Ah, et les Américains sont de vrais altruistes qui aident l’Israel sans aucune raison économique, hein. Juste parce qu’ils sont croyants et bons…

A.


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